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Comment utiliser le mental

"Le mental a ses limites d'utilisation. Lorsque vous travaillez dans votre bureau, je ne vous dis pas d'être un non mental. Lorsque vous travaillez dans votre boutique ou à l'usine, je ne vous dis pas d'être un non mental. Je vous dis soyez parfaitement un mental. Utilisez le mental mais ne le portez pas continuellement, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, jour après jour, sur vous-même. Ne continuez pas à le traîner. Utilisez-le comme vous utilisez une chaise." - Osho

Quel bonheur voulez-vous semer ?

"La plus grande partie du bonheur que vous ressentirez demain dépend de celui que vous ressentez aujourd'hui.
La question est celle-ci : quel genre de bonheur désirez-vous semer avant la fin de la journée ?" Ernie J. Zelinski

Une petite idée peut changer le monde

"Une petite idée est à l'origine de tout ce qui s'est accompli de grand dans l'histoire de l'humanité.
Nous avons tous de telles idées.
Cependant, peu de personnes les utilisent.
Qu'avez vous l'intention de faire des vôtres ?" - Ernie J. Zelinski

Vous êtes incomparable

"Personne n'est supérieur, personne n'est inférieur mais personne n'est à égalité non plus. Les gens sont simplement uniques, incomparables. Vous êtes vous, je suis moi. Je dois découvrir mon être propre, vous devez découvrir votre être propre." - Osho

La vie est un jeu

"La vie est un jeu.
Les gens heureux en sont les joueurs.
Les gens malheureux en sont les spectateurs.
A quel groupe souhaitez vous appartenir ?" - Ernie J. Zelinski

Travailler plus pour gagner plus ?

"Dans notre société occidentale,il est normal de penser que les personnes ne réussissent pas parce qu'elles ne travaillent pas assez fort.
Dans bien des cas, cependant, ce qui les empêche de réussir est justement le fait qu'elles travaillent trop.

La véritable réussite est d'avoir accompli quelque chose de bien et d'avoir apporté quelque chose de neuf à notre monde.
Or la plupart des gens pensent que s'abrutir au travail constitue la clé du succès.
Bien au contraire.
S'abrutir au travail ne donne que des résultats médiocres.
Le secret est de trouver la bonne chose à accomplir, quelque chose qui ne demande pas trop d'efforts mais qui enegendre des résultats appréciables.

Les personnes qui, pour atteindre leurs objectifs, travaillent sans s'imposer de limites, ne sont pas aussi intelligentes qu'elles le pensent.
N'importe quel abruti peut accomplir un travail abrutissant.
Le vrai génie consiste à être extrêmement productif tout en se réservant beaucoup de temps pour les loisirs." - Ernie J. Zelinski

Comment recevoir de l'amour à coup sûr

"Au lieu de songer à la façon d'obtenir de l'amour, commencez par en donner. C'est en donnant que vous recevrez : c'est la seule façon.

Les gens s'intéressent davantage à la façon de prendre, d'obtenir. Tout le monde s'obstine à obtenir et personne se semble trouver du plaisir à donner. Les gens donnent à contrecoeur et quand ils le font c'est uniquement pour obtenir quelque chose en retour; ils agissent presque en hommes d'affaires. C'est du marchandage. Ils observent constamment pour obtenir plus qu'ils ne donnent, afin de conclure une bonne affaire. Et leur partenaire fait la même chose.

L'amour n'est pas une entreprise, donc cessez de vous conduire en homme d'affaires. Sinon vous passerez à côté de votre vie, de l'amour et de tout ce qu'ils recèlent, car tout ce qui est beau n'a rien de commun avec les affaires. Les affaires sont les choses les plus laides du monde; elles sont un mal nécessaire. La vie n'a rien à voir avec les affaires; les arbres fleurissent et n'en font pas un commerce, les étoiles brillent et n'en font aucun marchandage; vous n'êtes pas obligé de payer pour cela et personne n'exige rien de vous. Quand un oiseau vient à votre porte et se met à chanter, il ne vous demande pas de lui décerner un certificat ou quelque chose du genre. Il a exécuté son chant et il s'envole ensuite joyeusement sans laisser de trace. C'est ainsi que l'amour grandit. Donnez sans attendre de voir combien vous pouvez empocher." - Osho

Objectifs à poursuivre pour être heureux

"Voici quelques objectifs à poursuivre pour être heureux. Il suffit d'avoir :
  • quelqu'un à aimer
  • quelque chose que nous sommes en mesure d'apprécier dans l'immédiat
  • quelque chose qui nous permette d'avoir hâte d'être à demain
Payez vous le luxe de laisser tomber les choses qui ne vous apportent aucun bonheur.
Curieusement ce ne sont pas celles qui sont le plus facile à abandonner". - Ernie J. Zelinski

La simplicité d'être soi-même

"Dès l'instant où vous êtes intéressé à devenir quelqu'un d´autre, vous devenez complexe. Être satisfait avec vous-même tel que vous êtes, voilà la simplicité." - Osho

Ne pas se compromettre

Vous voyez les gens -- ils sont tristes parce qu'ils se sont compromis sur tous les points et ils ne peuvent pas se pardonner car ils se sont compromis. Ils savent qu'ils auraient pu oser, mais ils se sont avérés peureux. Ils sont tombés à leurs propres yeux, ils ont perdu leur propre estime. C'est cela que la compromission fait. - Osho

L'amour est un dialogue

"Des millions de gens souffrent. Ils veulent être aimés mais ils ne savent pas aimer. Et l'amour ne peut pas exister en tant que monologue, c'est un dialogue, un dialogue très harmonieux." - Osho

N'ayez pas peur !

"Vous pouvez établir une longue liste et vous serez surpris du nombre de peurs qu'elle contient et pourtant vous êtes toujours en vie !
Il y a des infections partout, des maladies, des dangers, des enlèvements, des terroristes... et une si petite vie. Et au bout il y a la mort, que vous ne pouvez éviter - votre vie entière devient noire.
Lâchez la peur. Vous avez pris la peur dans votre enfance, inconsciemment.
Maintenant, consciemment, lâchez là et soyez mature. Alors la vie peut être une lumière qui s'intensifie au fur et à mesure de votre croissance."
- Osho

L'attachement détruit tout amour

Lâchez l'idée que l´attachement et l'amour sont une seule et même chose. Ils sont ennemis. C'est l'attachement qui détruit tout amour. Si vous nourrissez, si vous entretenez l'attachement, l'amour sera détruit. Si vous nourrissez et entretenez l'amour, l'attachement tombera de lui-même. Ils ne sont pas un, ils sont deux entités séparées et antagonistes entre elles. - Osho

Etre intelligent c'est garder son âme d'enfant

"La personne vraiment intelligente garde son enfance vivante jusqu'à son dernier soupir. Il ne la perd jamais - l´émerveillement que l´enfant ressent à regarder les oiseaux, à regarder les fleurs, à regarder le ciel...
L'intelligence doit aussi être, de la même manière, enfantine." - 
Osho

Résoudre ses problèmes

"Beaucoup de nos problèmes -- peut-être la plupart de nos problèmes -- existent parce que nous ne leur avons jamais fait face, ne les avons jamais rencontrés face à face et ne pas les regarder leur donne de l'énergie. En avoir peur leur donne de l'énergie, toujours essayer de les éviter leur donne de l'énergie -- parce que vous les acceptez. Votre acceptation même leur donne existence. Sans votre acceptation, ils n'existent pas." - Osho

Comment arriver à lâcher prise

Pour illlustrer le thème du Lâcher Prise, je vous propose ce conte Zen :

"Il était une fois un brave garçon du nom de José, qui avait choisi comme défi de vie d'expérimenter le lâcher prise. Il voulait relever ce défi coûte que coûte, même s'il devait y travailler durant toute son existence, ce qu'il fit d'ailleurs avec un acharnement exemplaire. Il avait presque tout lu et tout entendu sur ce vaste sujet de l'abandon à Dieu et sur la confiance totale à accorder à ses guides et à toutes les formes d'aides venues d'en haut. Il avait également suivi une multitude de cours traitant de ce thème afin de parvenir à son but ultime : se laisser couler dans le grand fleuve de la vie.

Mais, malgré tous ses efforts, le résultat tardait à venir, car toutes les connaissances que José avait acquises s'accrochaient désespérément à son mental. En effet, durant toutes ces années d'études intenses, José s'était rempli à satiété de théories magnifiques; mais il lui manquait encore un élément, un seul, pour que toute cette richesse accumulée grâce à son travail acharné se mette enfin à bouillonner en lui et qu'elle imprègne chacune de ces cellules.
L'élément feu était en lui depuis longtemps et il l'attisait par sa constante ferveur à se connaître un peu plus chaque jour. Quand à l'élément terre, c'était également pour lui une richesse déjà acquise, car il s'y gardait désormais profondément enraciné. Comme il arrive à plusieurs chercheurs de vérité en état temporaire de stagnation, il lui manquait un élément indispensable à l'action : l'eau; qui permet à la sagesse de circuler librement à travers les gestes du quotidien.

Les efforts qu'il mettait à vouloir s'abandonner à la vie en toute situation l'avaient fatigué. Aussi José lança-t-il un dernier cri de désespoir avant d'abandonner définitivement le combat. Sans le savoir, en agissant ainsi, il avait vraiment lâché prise pour une des rares fois de sa vie. Dieu entendit ce vibrant appel venant du coeur de l'un de ses enfants et, de son souffle magique, il transporta José au pied d'une chute dont Lui seul connaissait l'existence édénique. Cette merveille de la nature avait comme particularité de faire connaître à quiconque réussissait à s'en approcher un élément déclencheur ayant pour effet de changer sa vie.
José se retrouva donc au cœur de cet endroit paradisiaque. Connaissant la force de Dieu, il maîtrisa assez bien sa surprise. Ne cherchant surtout pas à comprendre ce qui se passait, il se contenta d'écouter la voix magique qui émanait de la cascade dans laquelle baignaient ses pieds.

"N'as-tu pas l'impression d'être souvent en équilibre au-dessus d'une telle chute, glissa en lui la voix de l'eau, et de craindre de tomber dans le vide ? Depuis des années, tu te déclares prêt à l'action. Tu te demandes inlassablement d'être précipité dans le courant de la vie pour accomplir ta mission, mais tu résistes quand vient le temps de l'accomplissement, car au fond, tu as peur ! Tu es comme cette branche la-haut, accrochée au gros rocher sur ta droite, tu vois ?"
José vit effectivement un petit bout de bois suspendu tout en haut de la chute, qui semblait se retenir désespérément aux rochers pour ne pas être entraîné dans le vide.

"Cette branche que tu vois là-haut, reprit la voix intérieure, c'est toi qui t'agrippes continuellement à tes préjugés. Tu laisses ainsi le champs libre à ta peur de l'inconnu, et celle-ci te mène alors allègrement par le bout du nez. Lorsque ton cœur t'incite à faire un pas en avant en t'abandonnant totalement à la vie, ne luttes-tu pas avec toute la force de ton mental pour retarder le moment où tu devras passer à l'action?" José se reconnut parfaitement dans cette description et sourit malgré lui.

"Au nom de la prudence, continua la voix de l'eau, tu rames à contre-courant en feignant d'ignorer le réalité. Tu t'épuises à lutter contre l'inévitable jusqu'à ce que tu te retrouves complètement exténué et au bord du désespoir... ce que tu étais avant d'être transporté ici. C'est à ce moment que tu cesses d'exercer ton emprise sur ta vie et que tu es entraîné dans le courant de la chute. "Ton combat t'as tellement épuisé que tu n'as même plus la force de résister. Si tu avais pu lâcher prise plutôt, tu aurais tout de même suivi le même itinéraire mais, comme tu aurais été reposé, tu aurais manifesté plus de calme et de sérénité. Tu serais alors arrivé, frais et dispos, au bas de cette même chute, prêt à entreprendre une autre aventure ou à relever un autre défi." La voix se tut, et au même moment, la petite branche qui avait attiré l'attention de José était projeté dans le gouffre.

"Regarde maintenant à tes pieds", reprit l'inspiration magique. José baissa les yeux pour remarquer le morceau de bois qui tournoyait calmement dans une eau qui avait été purifiée par sa descente, avant d'être éventuellement entraînée plus loin, de cascade en cascade, vers un autre ruisseau en aval.

"Apres chaque épreuve, cher José, as-tu remarqué que la vie te réservait toujours un temps de repos? Durant cette période d'accalmie, tu as tout le loisir de refaire tes forces et tu peux en profiter pour tirer des leçons de l'expérience que tu viens de vivre.

"A l'image de la branchette qui, après sa dégringolade, s'est laissée bercer par les remous purificateurs, tu dois prendre le temps de te reposer, comme tu le fais maintenant. Ensuite, tu pourras laisser le courant de ta vie te propulser un peu plus loin, jusqu'à la prochaine chute que tu rencontres, tu pourras franchir les suivantes avec de plus en plus de facilité.

"Et un jour, sans que tu t'en aperçoives, tu iras de cascade en ruisseau et de ruisseau en fleuve, et tu arriveras à la mer, frais et dispos. Comme tu seras en pleine possession de tes moyens, tu pourras profiter pleinement des années d'abondance qui s'ouvriront à toi et qui compenseront pour les efforts que tu auras fournis. Ton corps sera peut-être usé par certaines descentes plus abruptes que d'autres, mais ton cœur aura encore envie de s'émerveiller devant toutes ces petites choses qui rendent la vie magique quand on y mord à belles dents. Lutter, c'est mettre en pénitence l'enfant qui est en soi et qui ne demande qu'à s'amuser. Il peut faire des choses sérieuses, certes, mais sans jamais se prendre au sérieux..."

La voix se tut, laissant le bruissement de l'eau compléter l'enseignement très simple donné par une toute petite branche lancée par Dieu dans un ruisseau enchanteur. "Quand le disciple est prêt, le maître apparaît ", dit le proverbe. Et dire que le maître peut être une ridicule branchette sans histoire, au cœur d'une chute aux mille merveilles ! Auriez-vous envie de vous y rendre à votre tour ? Oui ? Fermez les yeux et laissez la musique des cascades atteindre vos sens. Visualisez maintenant cette chute et laissez-là vous parler...C'est magique, vous verrez."

Le chemin du bonheur : conte soufi

Je vous propose de méditer sur ce conte soufi :

"C'était un homme droit et sincère qui cherchait le chemin du bonheur, qui cherchait le chemin de la vérité. Il alla un jour trouver un vénérable maître soufi dont on lui avait assuré qu'il pourrait les lui indiquer. Celui-ci l'accueillit aimablement devant sa tente et, après lui avoir servi le thé à la menthe, lui révéla l'itinéraire tant attendu : "C'est loin d'ici, certes, mais tu ne peux te tromper : au coeur du village que je t'ai décrit, tu trouveras trois échoppes. Là te sera révélé le secret du bonheur et de la vérité. "

La route fut longue. Le chercheur d'absolu passa maints cols et rivières. Jusqu'à ce qu'il arrive en vue du village dont son coeur lui dit très fort : " C'est là le lieu ! Oui, c'est là ! " Hélas ! Dans chacune des trois boutiques il ne trouva comme marchandises que rouleaux de fils de fer dans l'une, morceaux de bois dans l'autre et pièces éparses de métal dans le troisième. Las et découragé, il sortit du village pour trouver quelque repos dans une clairière voisine.

La nuit venait de tomber. La lune remplissait la clairière d'une douce lumière. Lorsque tout à coup se fit entendre une mélodie sublime. De quel instrument provenait-elle donc ? Il se dressa tout net et avança en direction du musicien. Lorsque, stupéfaction, il découvrit que l'instrument céleste était une cithare faite de morceaux de bois, des pièces de métal et des fils d'acier qu'il venait de voir en vente dans les trois échoppes du village.

A cet instant, il connut l'éveil. Et il comprit que le bonheur est fait de la synthèse de tout ce qui nous est déjà donné, mais que notre tâche d'hommes intérieurs est d'assembler tous ces éléments dans l'harmonie. "

La tortue et les deux hérons : un joli conte Zen

Aujourd'hui, je vous présente une histoire de tortue, le conte Zen "La tortue et les deux hérons" :

"Sur les bords d'un lac tranquille, trois amis vivaient en paix. Deux hérons cendrés nommés Tching et Tchang, et une dame tortue d'un âge avancé, Pi-Houan.


Or un été, ils connurent une sécheresse terrible. Une période de famine s'annonçait. Un soir, les trois amis tinrent conseil :
"Nous devons partir vers le nord, déclara Tching, il faut nous envoler loin d'ici dès demain !

- Allons voir des cieux nouveaux", dit Tchang

Mais une voix coupante l'interrompit brutalement :
"Et moi ! ! s'exclamait Pi-Houan, indignée. Comment vais-je partir ?"

Les deux hérons se regardèrent, contrits. C'est vrai, se dirent-ils, nous ne pouvons laisser ici notre vieille amie, qui serait vouée à une mort certaine. Mais comment l'emmener ?
"Il faut trouver une solution", dit Tching.

Ils tinrent conciliabule.
- Chère vieille amie, je suis d'accord avec vous, mais comment vous transporter ? Il s'agit d'un long voyage ! soupira Tching.
- Et vous êtes lourde, dame Pi-Houan, plaisanta Tchang. Je me souviens, l'été dernier, quand vous vous êtes posée sur mon pied ! Aïe...
- J'ai peut-être une solution, dit Tching, nous pourrions couper un solide bâton, nous le tiendrions, Tchang et moi, chacun par un bout, Pi-Houan le mordrait en son milieu...
- Bravo, fit Tchang. C'est une idée remarquable, et dame Pi-Houan ne nous rompra pas la tête avec son bavardage !"
"Dame Pi-Houan, insista Tching, surtout n'ouvrez pas la bouche, nous volerons à haute altitude, et malgré votre carapace, si vous tombiez, vous vous briseriez les reins !"
La tortue acquiesça d'un hochement de tête.

Une heure plus tard, les trois amis s'envolaient. Au milieu de l'après-midi, des paysans qui travaillaient dans les champs aperçurent leur étrange équipage : "Voyez cette tortue, comme elle est intelligente ! s'exclamèrent-ils. Elle se fait transporter par deux hérons !"

Pi-Houan se garda bien de répondre, mais, tout en mordant le bâton avec énergie, elle savourait les compliments.

Les deux hérons poursuivaient leur vol régulier, mais la fatigue commençait d'engourdir leurs ailes. Ils avaient hâte de trouver une rivière, un lac paisible, près duquel se poser.

Comme ils passaient au-dessus d'une prairie, des petits bergers les montrèrent du doigt. Dame Pi-Houan, qui ne se lassait pas des compliments, tendit l'oreille :
"Regardez ces deux hérons, disait un jeune garçon, ils emmènent cette balourde de tortue, sans doute pour agrémenter leur repas du soir, comme ils sont intelligents !
- Stupides bergers, vous n'y comprenez rien !" voulut s'écrier Pi-Houan. Mais à peine avait-elle ouvert la bouche qu'elle lâchait le bâton, et s'écrasait sur le sol, la carapace éclatée.

Le sage, dit le maître du Zen, accueille d'un coeur égal la flatterie ou le mépris. Nul ne peut nous agresser moralement sans notre consentement, c'est nous qui ouvrons les écluses au chagrin. Aucune injure ne pouvait faire lâcher prise à la tortue. L'insulte, le mépris, l'anathème représentent l'opinion de celui qui les profère, c'est son problème, pas le nôtre. Il se peut au demeurant que le blâme soit justifié, nous l'acceptons comme tel. Qui est parfait ? Il se peut aussi qu'il soit erroné, partial, injuste, nous le laissons dans la bouche de celui qui l'a prononcé. Notre paix, notre destin sont entre nos mains. "Entre nos dents", bougonne le fantôme de la tortue."

Vivre dans l´abondance est la seule chose spirituelle au monde

"D´un côté les gens respectent la pauvreté
et de l´autre ils diront : servez les pauvres.
Etrange ! Si la pauvreté est si spirituelle alors la chose la plus spirituelle sera de rendre chaque homme riche, pauvre.
Aidez l´homme riche à devenir pauvre de façon à ce qu´il puisse devenir spirituel.
Pourquoi aider le pauvre ? Voulez-vous détruire sa spiritualité ?
Vivre dans l´abondance est la seule chose spirituelle au monde." - Osho

Le bonheur d'être soi-même

Il est samedi à Paris et je regarde les tomber des flocons de neige de bonne taille. Quel joli spectacle !

Ce matin, j'ai aussi envie de vous faire cadeau de cette jolie citation du maître Zen Osho :

"Dans une société meilleure, avec plus de gens compréhensifs, personne ne vous changera. Tout le monde vous aidera à être vous-même.
Et être vous-même est la chose la plus riche au monde.
Etre soi-même vous donne tout ce dont vous avez besoin pour vous sentir contenté, tout ce qui peut rendre votre vie significative, lui donner un sens.
Uniquement être vous-même et croître selon votre nature apportera le contentement de votre destinée."

La tortue : conte taoïste

Aujourd'hui, je vous propose de méditer sur ce texte magnifique :

"Chuang-tzu pêchait dans la rivière Pu avec sa ligne de bambou.
Le prince de Chu envoya deux Vice-Chanceliers avec un document officiel: Par la présente nous vous nommons Premier-Ministre.

Chuang-tzu tenait sa ligne de bambou.
Tout en regardant la rivière, il dit :
"On m'a dit qu'une tortue sacrée offerte et canonisée, il y a trois mille ans, vénérée par le Prince, drapée de soie, se trouvait dans une châsse précieuse sur un autel du Temple.

Que pensez-vous ?
Vaut-il mieux renoncer à sa propre vie et quitter une coquille sacrée pour devenir un objet de culte dans un nuage d'encens pendant trois mille ans, ou est-il préférable de vivre comme une simple tortue trainant sa queue dans la boue ?
"Pour la tortue, dit l'un des Vice-Chanceliers, plutôt vivre et trainer sa queue dans la boue."
"Retournez chez vous, dit Chuang-tzu ! Laissez-moi ici à trainer ma queue dans la boue."