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Etre comme un pétale

"Un maître soufi avait coutume de dire à ses disciples : faîtes simplement confiance, les pétales ne tombent t-ils pas sur le sol en tourbillonnant, juste comme ça ?
Faîtes confiance à la vie.
Faîtes confiance à cet instant, ici et maintenant.
Vous n'avez pas besoin de vous faire de souci.

Quand c'est le temps l'arbre fleurit.
Quand c'est le temps, les fruits sont mûrs, prêts à tomber à mourir dans la terre, à donner de nouvelles graines, de nouveaux arbres et le cercle éternel continue.
A chaque instant, naît un autre instant. Vivez-le aussi totalement que possible, car à travers cette totalité, un autre verra le jour.

Les pétales n'hésitent pas, ils sont prêts. Ils ne savent pas où ils vont, ils ne savent pas si là en bas, il y a de la terre. Peut-être que c'est un abîme sans fond...
Mais les pétales ne doutent pas, ils n'hésitent pas.

Mourez au passé. mourez au futur et vivez dans le présent !
Laissez-moi respecter ce dicton soufi : faîtes simplement confiance !
Les pétales ne tombent t-ils pas sur le sol, juste comme ça ?" - Osho


Les bienfaits de la lenteur

La méditation Osho suivante nous rappelle les bienfaits de la lenteur.

"Si vous courez très vite, cette même vitesse vous intoxique. C'est pourquoi il y a tant de prédilection pour la vitesse. Si vous conduisez une voiture, le mental veut aller de plus en plus vite, cela vous intoxique. La vitesse libère certains produits chimiques dans le corps et dans le sang; c'est pourquoi vous voulez continuer à appuyer sur l'accélérateur. Faites l'expérience de courir vite et observez ce qui se passe; arrive un moment où la vitesse prend le dessus; c'est l'accélération de la vitesse.
C'est tout l'opposé qui se produit si vous ralentissez. Que fait Bouddha sous l'arbre ? Ralentir la vitesse; rien d'autre.
Qu'est-ce que je vous enseigne continuellement ? Ralentir la vitesse.

Arrivez à un point où il n'y a aucune vitesse en vous, personne qui courre; dans ce moment l'état de conscience se manifeste; vous devenez éveillé.

Il y a deux pôles opposés; l'un est la vitesse, alors vous êtes intoxiqué, vous devenez inconscient. L'autre est le point mort; ralenti complètement, totalement, un arrêt absolu; soudainement vous devenez éveillé.

Méthode: Ralentissez votre vitesse
Mangez lentement, marchez lentement, parlez lentement, bougez très, très lentement et peu à peu vous découvrirez la beauté de l'inactivité, la beauté de la passivité. Alors vous êtes indésintoxiqué; vous êtes totalement vigilant et conscient."

Qu'est que la joie ?

"La joie est spirituelle, elle ne dépend pas des circonstances. C'est un état de paix, de silence, un état méditatif.
Vous n'êtes ni heureux, ni malheureux, totalement paisible dans un équilibre absolu.
Silencieux mais si vivant que votre équilibre est un chant.
Dans la joie vous existez encore un peu, dans la béatitude vous n'êtes plus.
L'égo s'est dissous, c'est un état de non-être.
La béatitude est liberté absolue, elle vous donne des ailes.
C'est un état de transcendance.

Oui la joie est folle, sauvage, vous ne pouvez pas la contrôler...
Elle s'élève dans votre centre le plus intime, vous ne devez pas la rechercher.
Soyez simplement vous même, elle surgira nécessairement.
C'est votre nature intrasèque, la substance même de l'univers.

Sacrifiez tout à l'ultime, c'est la seule chose qui contente, qui amène le printemps dans votre être.
Et celui qui vit dans la joie vit naturellement dans l'amour.
L'amour est le parfum de la fleur de la joie." - Osho

Désirer le bonheur c'est être misérable

"Tout le monde veut être heureux, connaître la béatitude, la paix, le silence. Tout le monde veut connaître la joie, célébrer – mais ça semble impossible. Il doit donc y avoir une cause très profonde, si profonde que l’analyse freudienne n’a pas pu l’atteindre, que la logique n’a pas pu la pénétrer.

Il faut comprendre une chose fondamentale : l’homme désire le bonheur, c’est pourquoi il est misérable. Plus vous voulez être heureux, plus vous êtes misérable. Cela semble tout à fait absurde, mais c’est la cause racine. Et une fois que vous comprenez le fonctionnement du mental humain, vous le réalisez.

L’homme veut être heureux, c’est pourquoi il crée la misère. Si vous voulez quitter la misère, il vous faudra quitter votre désir de bonheur – à ce moment-là, plus personne ne pourra vous rendre misérable. C’est là que Freud est passé à côté. Il n’a pas pu comprendre que le désir même de bonheur pouvait être la cause de la misère. Comment cela se passe-t-il ? Pour commencer, pourquoi désirez-vous le bonheur ? Et qu’est-ce que ce désir de bonheur provoque en vous ?

Au moment où vous désirez le bonheur, vous vous éloignez du présent. Vous vous éloignez de ce qui est existentiel, vous êtes déjà passé dans le futur – qui est nulle part, qui n’est pas encore arrivé. Vous êtes parti dans un rêve. Mais les rêves ne peuvent jamais satisfaire. Votre désir de bonheur est un rêve, le rêve n’est pas réel. A travers l’irréel, personne n’a jamais pu atteindre le réel. Vous avez pris un mauvais train.

Le désir de bonheur montre simplement que vous n’êtes pas heureux en cet instant. Ce désir montre simplement que vous êtes quelqu’un de malheureux. Et un être malheureux projette qu’un jour, dans le futur, d’une façon ou d’une autre, il sera heureux. Votre projection vient de votre misère ; elle contient les graines mêmes de la misère.

La première chose, c’est donc de ne pas rêver, de ne pas projeter, c’est d’être dans le ici et maintenant. Quoi que cela soit, soyez simplement ici et maintenant – et une immense révélation vous attend.

La révélation, c’est que personne ne peut être malheureux dans le ici et maintenant.

Avez-vous déjà été malheureux ici et maintenant ? Juste en cet instant – y a-t-il une possibilité d’être malheureux maintenant ? Vous pouvez penser à hier et devenir malheureux. Mais juste en cet instant – en ce moment réel qui pulse et qui bat – pouvez-vous être malheureux ? Sans aucun passé, sans aucun futur ?

Juste en cet instant, dans le maintenant, la misère est impossible.

Si vous avez simplement appris cela, vous pouvez devenir un bouddha. Personne ne se mettra sur votre chemin. Vous pouvez oublier tous les Freud ; le bonheur est non seulement possible, il est déjà là. Il est juste devant vous et vous le ratez parce que vous n’arrêtez pas de regarder de côté.

Le bonheur est là où vous êtes – où que vous soyez, le bonheur est là. Il vous entoure, c’est un phénomène naturel. Il est juste comme l’air, comme le ciel. Le bonheur ne doit pas être recherché, il est la substance même de l’univers. La joie est la substance même de l’univers. Mais il vous faut regarder droit devant vous, vous devez regarder dans l’immédiat. Si vous regardez sur les côtés, vous le raterez.

Si vous le ratez, c’est votre responsabilité. Vous le ratez parce que votre approche est fausse.

Continuez à mourir au passé et ne pensez jamais au futur, puis essayez d’être misérable – vous échouerez ! Vous ne pouvez pas être misérable ; votre échec est absolument certain, on peut le prédire. Vous n’y parviendrez pas – quel que soit votre talent pour être misérable, aussi entraîné que vous soyez, vous ne pouvez pas créer la misère en cet instant même.

Désirer le bonheur vous aide à regarder ailleurs, vous le ratez donc continuellement. Le bonheur ne peut pas être créé – le bonheur doit simplement être vu. Il est déjà présent. En cet instant, vous pouvez être heureux, immensément heureux." - Osho


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