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4 exercices à pratiquer régulièrement pour guérir de la dépendance affective

Je partage avec vous quatre exercices pour guérir de la dépendance affective.
Je vous indique ci-dessous la présentation de chacun de ces exercices, comme le propose la thérapeute qui les recommande, pour favoriser la guérison.


EXERCICE 1 : la méditation



Pratiquez la méditation tous les jours : 5 min minimum, assis ou allongé. Il n’y a aucun contrôle à exercer. Méditer ce n'est PAS vider son esprit. L’esprit de n’importe quel être humain y compris les plus éveillés est rempli de pensées et d’émotions ! Vous vous asseyez et vous observez : C’EST TOUT.
Vous allez observer un tas de choses : sensations du corps ; respiration ; pensées qui tournent ; comment vous vous laissez embarquer dans celles-ci ; comment vous revenez à vous de temps en temps comme au sortir d’un rêve ; émotions qui montent ; petits "films" intérieurs, etc. En gros, vous « prenez note » de tout ce qui se passe, comme si vous teniez un journal de bord, mais vous les laissez défiler, comme on regarderait couler une rivière, sans chercher à s'accrocher, et vous revenez le plus souvent possible à la conscience du corps.

Vous aurez sans doute des tensions désagréables pendant la méditation. C’est normal. C’est le signe que vous vous rencontrez vraiment. Bonne nouvelle : c'est le seul moyen pour guérir ! Après trois mois de ces rituels, vous allez vous sentir de mieux en mieux. Vous allez réaliser que la sécurité que vous cherchiez à l’extérieur de vous à travers ses relations, vous l’avez en vous.
La méditation permet de développer notre « pilote intérieur », cet observateur qui ne s’identifie pas à ses pensées négatives et émotions négatives, mais qui les observe sans juger et donc, possède une sorte de stabilité, de sérénité.

EXERCICE 2 : l’ancrage / la posture de l’arbre


Être ancré, c’est sortir de ses pensées et de ses « transes » émotionnelles, ses "films intérieurs", pour être vraiment dans l’instant présent et habiter son corps. C’est s’enraciner dans le sol, dans la terre, dans le réel, l’ici et maintenant. C'est sortir sa conscience de sa tête … et l’installer dans ses pieds.
Quels bénéfices à s'ancrer ?
• moins de pensées négatives
• Se sentir plus en sécurité
• Moins d’angoisse et plus de sérénité face aux événements négatifs
• Moins de fatigue et plus d’énergie
• Moins d’impression que l’on devient fou ou que l’on vit « comme dans un rêve »
• Diminuer migraines, stress, pensées suicidaires
• Plus de confiance, peu importe la situation qui se présente
• Vous sentir à votre place
• Lâcher prise plus facilement
• Accomplir plus facilement vos projets
• Mieux vous sentir dans votre corps
• Accepter la vie et de moins lui résister


Voici donc la technique d’ancrage appelée méditation de l’arbre.
Vous pouvez la faire assis ou debout. L’important est d’avoir les pieds bien à plat sur le sol. Commencez par effectuer 5-6 respirations abdominales. Les yeux fermés de préférence, imaginez que des racines sortent de vos pieds et commencent à s’enfoncer dans le sol. Tout en continuant votre respiration profonde, imaginez que ces racines vont de plus en plus profondément dans le sol. Elles sont de plus en plus longues et épaisses. À chaque inspiration, visualisez l’énergie de la terre qui remonte par vos racines, par vos pieds, et vous traverse en entier. À chaque expiration, vos racines s’étendent plus profond vers le centre de la terre, jusqu’à son noyau. La puissante énergie du noyau de la terre remonte jusqu’à vos pieds, puis jusqu’à votre cœur et vous traverse tout entier. Cela vous nourrit et vous donne de la confiance, de la puissance, et de la sérénité.
Là, bien enraciné, bien ancré dans le centre de la terre, vous allez y déposer une intention sur quelque chose que vous souhaitez voir apparaître dans votre vie.
Par exemple, dans le centre de la terre, vous allez émettre l’intention suivante : « je suis en sécurité, ici et maintenant » (cette intention est très puissante et efficace sur beaucoup de personnes).
Vous vous sentez maintenant profondément relié avec la terre et en totale sécurité.
Faites cet exercice une fois par jour pendant environ deux semaines, vous allez déjà ressentir de puissants bienfaits. Plus vous le faites, et plus les résultats seront importants. A vous de jouer !


EXERCICE 3 : le rituel d’estime de soi.




Cet exercice est basé sur le pouvoir de l’habitude. Nous sommes des êtres de conditionnement : notre estime de nous-même est le résultat d’un conditionnement issu de l’enfance. La plupart du temps, une faible estime de soi résulte de deux facteurs conjoints : un amour parental défaillant, qui comporte de l’humiliation, du dénigrement, du rejet ou de l’indifférence ; et la sensibilité, la personnalité de l’enfant.
Selon le degré de sensibilité de l’enfant, et le degré de défaillance du parent, l’estime de soi va être plus ou moins gravement dégradée (si tant est qu’elle est construite).

La bonne nouvelle : puisqu’il s’agit d’un conditionnement, c’est-à-dire de la répétition d’une habitude, nous pouvons inverser le processus par une déconstruction, un déconditionnement (ou reconditionnement). Un peu comme si nous effectuions une « reprogrammation » de notre disque dur interne, nous allons nous déconditionner d’une croyance que nous ne valons rien, grâce à cet exercice aux conséquences extrêmement positives.

Il s’agit de développer un rituel quotidien : tous les jours dans le miroir, répétez : « je m’aime et je m’accepte comme je suis », plusieurs fois. C’est normal si c’est difficile la première fois. Essayer de vraiment jouer le jeu, pas juste réciter la phrase vaguement. Essayer de penser ce que vous dites.

« C’est ridicule ! »

…Je vous vois venir : vous allez émettre, d’abord, de sérieux doutes sur l’efficacité et le contenu de cette phrase. C’est bien normal ! En effet, puisque notre estime de nous-même est faible ou carencée, si on lui dit qu’on l’aime….c’est quasiment irrecevable. Votre mental va alors déployer tous ses efforts et toute son ingéniosité pour vous fournir les arguments les plus pertinents du monde : « c’est naze », « cette phrase est niaise », « tu perds ton temps » ; « c’’est la méthode coué » ; « ridicule », « complètement artificiel », etc.
Laissez-le dérouler son réquisitoire.

Et continuez ! L’objectif de votre mental est de maintenir la personnalité sur ses rails confortables (fussent-ils nocifs !), il freine donc des quatre fers, d’autant que la perspective de « s’aimer » peut être particulièrement violente pour quelqu’un qui ne s’aime pas.

Si les larmes viennent, laissez-les. Cela signifie que votre cœur est suffisamment ouvert (donc que vous êtes sorti du déni), pour pouvoir être pansé

Il est possible qu’une réaction monte : une personne effectuant cet exercice raconte :
« c’est comme si je disais à mon âme, je t’aime et qu’elle me disait « foutaises, tu m’as jamais aimée, qu’est-ce que t’es en train de me raconter ».

L’important est de continuer à le faire quand même.

C’est ce qu’a fait la personne, qui racontait qu’ensuite, la phrase était de plus en plus facile à dire, et qu’elle a fini par la trouver agréable et nourrissante pour son estime et sa confiance.


Exercice 4 : L'Enfant Intérieur



L’idée est que nous portons en nous 3 parts : l’enfant intérieur, et deux parents intérieurs.
L’enfant intérieur : c’est l’enfant que nous étions, et que nous sommes toujours, avec toutes ses émotions, que nous avons appris à« faire taire » pour fonctionner dans notre monde adulte. Nous avons tous, en nous, un enfant très sensible, qui a des émotions d'enfant, et que nous n’écoutons ni ne soignons vraiment, parce qu’il faut « grandir pour fonctionner ». Nous le censurons car sa vulnérabilité et ses émotions nous font peur (ex : besoin d’être aimé, réconforté, entendu; etc) et que notre société actuelle nie ces besoins-là au profit de l’efficacité et du sérieux adulte.
Or, lorsque nous souffrons, c’est 100% du temps, cet enfant qui souffre en nous. En effet nos émotions ne peuvent pas vieillir. Celles que vous ressentez aujourd’hui sont les mêmes que celles de votre enfance. Au niveau émotionnel, tous les êtres humains réagissent toujours comme un enfant de 3-4 ans.
D’où l’importance d’aller voir ce que nous dit cet enfant. Dans le cas de la dépendance affective, il souffre d’abandon.
Nous devons donc apprendre à prendre soin de lui.

Imaginons que votre nom soit Marie. Vous avez 42 ans. A l’intérieur de vous vit la petite Marie, 4 ans. Lorsque vous êtes occupée à l’extérieur avec vos missions, vos devoirs, votre travail, votre vie d'adulte, la petite Marie se sent négligée. Quant à vous, vous vivez de grandes colères, de grandes tristesses ou frustrations.Toutes ces émotions intenses sont des tentatives de votre enfant intérieur pour attirer votre attention !

Imaginez que vous avez, en plus de votre mari, collègues, amis, une petite fille de 4 ans. Personne ne s’occupe d’elle. Chaque fois qu’elle essaie de dire quelque chose et d’avoir de l’attention, vous lui dites : « Tais-toi ! J'ai mon travail à gérer, mon mari, mes papiers, mes amis, ma maison … Je n’ai pas de temps pour toi ! »
Comment pensez-vous qu’elle va se sentir ? D’abord, elle va essayer d’obtenir votre attention en se manifestant par de grandes émotions. Elle va pleurer, hurler, crier, être agressive.

Revenons à vous, adulte, en qui vit cet enfant. Vous pensez que vous êtes en colère contre le monde extérieur, mais c’est votre enfant intérieur qui est en colère contre vous. En effet rien n’est pire que d’agir comme si notre enfant intérieur n’existe pas. C'est essayer de vivre comme si NOUS n’existions pas. C’est être déloyal envers soi-même. Et vous l’êtes, à chaque fois que vous ignorez ce que vous ressentez, pour plaire à quelqu’un d’autre. Vous dîtes à votre enfant intérieur "Tais-toi, tu n’es pas important, l’autre est beaucoup plus important que toi."
Que va faire cette petite Marie en vous ? Après avoir essayé de montrer ses émotions, elle va abandonner, s'épuiser et se dire : "elle ne veut pas prendre soin de moi, car je ne le vaux pas ». ... C’est la dépression...Vous pensez que vous êtes déprimé à cause d’autres personnes, de votre travail, de vos enfants, de votre mari ou de vos parents. En réalité vous êtes déprimé parce que vous ne prenez pas soin de votre enfant intérieur. Le stade suivant, si vous continuez à l’ignorer, sera la maladie physique. Vous allez tomber malade, ou avoir un accident. Peut-être qu’après ça, la Marie adulte va apprendre enfin à prêter attention à son enfant intérieur.

Comment être un parent aimant pour soi-même?

Vous devez d’abord développer une mère ou un père intérieur. Inventez ce parent aimant et tendre. Chaque fois que vous avez une émotion, ce parent demande à votre enfant intérieur : « Qu’est-ce qui se passe? » Écoutez la réponse sans juger, puis dites : « Viens dans mes bras, je t’aime comme tu es. Je t’aime avec ce que tu ressens. Je comprends ». Ces mots sont très importants, car la plupart du temps nous ne nous sentons pas « normal » de ressentir des émotions et nous essayons de les ignorer ou de les supprimer.

Laissez les émotions s’exprimer et prenez les TRES au sérieux. Puis demandez : « De quoi as-tu besoin ? ».

Et ici commence votre mission de protection en tant qu’adulte. Envoyez votre Parent intérieur pour prendre soin de ce que vous avez à faire dans le monde extérieur. Ce parent va aller dans le monde, pour agir, modifier une situation, prendre une initiative, des mesures concrètes, pour vous protéger.
Prendre soin de soi, c’est avoir ce dialogue avec vous le plus souvent possible, chaque fois que vous avez une émotion.
Après quelques mois de pratique, vous ne vous sentirez jamais plus seul. Partout où vous allez, à partir de maintenant vous y êtes avec votre protecteur. Vous n’êtes pas seul. Vous êtes aimé et vous êtes protégé.
Vous verrez vos symptômes de dépendance disparaître (addictions, masques sociaux, harcèlement, autosabotage, autodestruction, violence).

Quels que soient les ruptures et les drames de votre vie, vous vous en sortirez. Parce qu’à présent VOUS êtes là pour vous prendre par la main et pour vous occuper de vous.


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